Cinéma et handicap : palmarès 2015

Publié le 9 janvier 2018
par Laurent Ménochet

La 7e édition du Festival national du court métrage Cinéma et Handicap a eu lieu en mai 2015.

Les films récompensés sont visionnables en ligne pour certains.

Voici le palmarès.

Grand Prix

De bonnes sensations

France, 2014, 21mn09

Réalisateur : Benoit Rambourg

Producteur : Les 3 Lignes, Florence Keller & Kevin Orr

Pratiquant le tir à l’arc, Daniel, qui vit en fauteuil roulant, se prépare en vue d’une sélection pour les Jeux paralympiques. Le jour fatidique se rapproche et le dessinateur de BD se voit attribuer une nouvelle masseuse. Sceptique dans un premier temps, il vit pourtant sa première érection depuis son accident. Face à cette lueur d’espoir, il part à la recherche de nouvelles sensations, quitte à délaisser son entraînement.

Prix du Public et du Témoignage-Documentaire

Une si trop belle personne

France, 2014, 19mn52

Réalisateur et producteur : Pauline Normier

Marine a 36 ans, 2 neveux de 5 ans, Marius et Titouan, 1 grande sœur qui la filme, 1 coiffeur à domicile, 1 transat pour assister au Tour de France, 2 fauteuils roulants pour les grandes randonnées et 2 ou 3 petites choses à expliquer à ses neveux… Elle a aussi 1 petit problème avec le chromosome 15. 1 minuscule problème aux grandes conséquences. Le chromosome 15, c’est celui qui l’empêche de parler, marcher, grandir comme les autres...

Prix de la Fiction

Avis aux intéressés

France, 2013, 26mn50

Réalisateur : Cédric Romain

Producteur : Mezzanine Films, Mathieu Bompoint

Julien, 40 ans, est porteur d’un autisme sévère. Son père Daniel, veuf, s’occupe de lui seul. Un jour, le retraité s’effondre sur le bitume sans que Julien ne puisse lui venir en aide. A l’hôpital, Daniel apprend qu’il ne lui reste que peu de temps à vivre. Se pose alors la question de l’avenir de son fils. Plus aucune famille, des amis qui ne veulent pas assumer… Daniel se résigne à mettre une annonce : « J’offre ma maison à qui voudra bien veiller sur lui ». Les solutions manquent. A tel point qu’il est tenté par commettre l’irréparable…

Prix de l’Essai

Le cri du papillon

France, 2014, 5mn23

Réalisateur : Paul Rambaud

Producteur : École nationale supérieure d’art de Dijon.

Le cri du papillon est le portrait d’un homme qui, à la suite d’un accident cérébral, est devenu partiellement aphasique. Des mots apparaissent et disparaissent, marquant la différence entre ce qui est écrit et entendu. A travers le visage, le regard, les mains de cet homme, Paul Rambaud cherche à faire comprendre au spectateur comment, à défaut de mots et sans eux, la communication et la force d’expression existent et s’installent entre nous.

Prix de la Communication

Les yeux d’un enfant

France, 2014, 1mn57

Réalisateur : Thomas Rhazi

Producteur : Les Télécréateurs

Des parents et leurs enfants se sont prêtés à un jeu : reproduire des grimaces projetées sur un écran. Jusqu’à ce qu’ils découvrent une personne atteinte de polyhandicap en train de grimacer. 100% des enfants, sans se poser la moindre question, poursuivent le jeu mais ce n’est pas le cas des parents. C’est bien la question du regard que pose cette expérience.

Prix Regard d’élèves

Ne parlez pas d’amour

France, 2014, 22mn56

Réalisateur : Hadrien Bichet

Producteur : Barney Production, Saïd Hamich

Samir et Léa sont collégiens à Vaulx-en-Velin, près de Lyon. L’un est sportif, impulsif et peu concerné par sa réussite scolaire ; l’autre est en fauteuil roulant, discrète et première de la classe. Tout semble les opposer, et pourtant... Jusqu’au jour où l’ascenseur tombe en panne. Samir passe par là, bien décidé à profiter de ce prétexte pour l’aborder. Réalisé à l’initiative des élèves du collège Henri-Barbusse de Vaulx-en-Velin, Ne parlez pas d’amour est une petite fable qui raconte la difficulté du rapprochement à l’adolescence et face à la différence.


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