« 68 - 81 : l’entre deux mai » dédié à Mai 68 au cinéma

Le CNC organise un cycle de projections le 31 mai 2018 (Paris)
Publié le 29 mai 2018
par Laurent Ménochet

A l’occasion du 50e anniversaire des événements de mai 1968, le Centre national du cinéma et de l’image animée propose du 28 au 31 mai 2018, au cinéma Le Studio des Ursulines, une série de projections* dédiée à la manière dont le mouvement social et contestataire a touché le cinéma français et ses institutions.

Dans ce cadre seront projetés le jeudi 31 mai trois films documentaires sur le thème : En marge…Le cinéma quand même

14h00 : Le Moindre geste de Fernand Deligny, Josée Manenti, Jean-Pierre Daniel (1971)

Yves est considéré par l’institution hospitalière comme "inéducable et irrécupérable". Pris en charge en 1958 par Fernand Deligny, éducateur singulier dont les tentatives de cures libres refusaient l’ordinaire des méthodes psychiatriques, Yves devient en 1962 le personnage central d’un film tourné dans les Cévennes. Yves et Richard s’évadent de l’asile. En se cachant, Richard tombe dans un trou. La fille d’un ouvrier de la carrière proche observe Yves resté seul et le ramène à l’asile.

16h00 : Séance hommage au CFDJ (Centres Familiaux de jeunes) :

Libres enfants en semi-liberté de Pierre Gurgand (1972), Zoo à délinquants de Jean-Marc Bringuier (1975), Enquête sociale de Jean-Francis Fernandès (1978), Le Contrat de Michel Boudjenane (1969), Et après de Jean-Francis Fernandès (1969), Point ? de Patrick Thiébaut (1971), Je voudrais de Jean-Marc Bringuier (1973)

18h00 : Bon pied bon œil et toute sa tête de Gérard Leblanc (1980)

Essais polémiques, analyses documentées, argumentations implacables, montage en forme de démonstration visuelle, les films Cinéthique au même titre que ceux du groupe Dziga Vertov avec lesquels ils dialoguent souvent, apparaissent comme des sommets du pamphlet cinématographique. Le groupe Dziga Vertov possède le génie de la question, Cinéthique, celui de l’argumentation, et tous deux ont organisé une lutte sans merci entre les représentations dominantes et les thèses critiques qui vont réduire celles-ci à néant. Bon Pied Bon Œil et toute sa tête est une analyse radicale de la maladie et du handicap comme symptômes politiques.


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