Les jeudis du GRHAPES : « Approches sociologiques de l’inclusion »

Publié le 7 avril 2020
par Laurent Ménochet

LES JEUDIS DU GRHAPES : « Approches sociologiques de l’inclusion ». L’utopie de l’inclusion

ALain Blanc, sociologue, professeur à l’université de Grenoble Alpes.

« Après ceux d’insertion et d’intégration, mobilisés dans les décennies précédentes pour penser le bon accueil du aux personnes handicapées, le vocable d’inclusion semble faire l’unanimité. S’il a tant d’écho, c’est qu’il dit une vérité collective. Qui d’ailleurs oserait réclamer l’exclusion des personnes handicapées ? Qualifier l’inclusion d’utopie se justifie pourtant pour au moins deux raisons : l’inclusion relève plus d’un projet lointain, d’une tendance, d’un chemin à emprunter alors même que les réalisations, certes réelles et diverses, qui la traduisent restent peu efficaces au regard de l’ambition déclarée ; mais alors que l’inclusion suggère de mettre l’accent sur les deux dimensions sociales et techniques, les thématiques de l’accessibilité généralisée et de la réparation des corps la rabattent sur une dimension matérielle, sorte de panacée portée les consensuelles mais discutables vertus de la raison instrumentale.ial minoritaire ? Les outils psychanalytiques peuvent -ils encore s’appliquer ? Et dans ce cas, il faudrait en définir les conditions et les limites. »

LES JEUDIS DU GRHAPES : « Approches sociologiques de l’inclusion ». Guérir, et puis après... ?

Claude-Julie Bourque, sociologue, professeure-chercheure adjointe au département de pédiatrie de la Faculté de médecine de l’université de Montréal et détentrice d’un Ph. D. en éducation. « Le cancer pédiatrique est de mieux en mieux contrôlé et selon la pathologie spécifique, les chances de guérison atteignent 80 % dans les pays industrialisés. La proportion de jeunes survivants d’une tumeur du système nerveux central est de plus en plus importante. Toutefois, étant donné l’agressivité des traitements auxquels ils sont soumis (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie), plusieurs survivants doivent vivre avec des séquelles physiques et cognitives importantes et permanentes. Outre les traces visibles laissées par la maladie, certains subissent une perte importante ou complète de l’ouïe ou de la vision ainsi qu’un ralentissement cognitif général qui affecte leur motricité ainsi que leurs capacités d’apprentissage et de communication. Une fois considérés comme guéris, qu’en est-il de la destinée sociale de ces jeunes survivants ? Nos travaux en cours sont ancrés dans la littérature actuelle sur la survivance et les besoins psychosociaux des adolescents et jeunes adultes survivants d’une tumeur cérébrale. Trois champs d’intervention sont documentés par les participants à différentes enquêtes en cours sur ce thème : la vie sociale en générale, le retour à l’école et l’insertion professionnelle. Les interventions et ressources que nous développons visent à mieux soutenir les jeunes et leur famille dans la transition suivant la période intensive de soins : transition vers le secteur hospitalier adulte, vers l’école et vers l’emploi. »

Date de réalisation : 12 Mars 2020 Lieu de réalisation : INSHEA, 92160 Suresnes - France


calle
calle
calle